La garde républicaine est l'héritière de tous les corps militaires qui, depuis les premiers rois francs, ont assuré la protection de la cité, la sécurité des institutions et les honneurs pour les hautes autorités de l'État. Ainsi, des sergents d'armes à la garde républicaine d'aujourd'hui, plus de 60 corps se sont succédés sous les différents régimes.
Le nom de Garde de Paris apparaît pour la première fois en 1666, sous Louis XIV, et désigne la compagnie des 120 cavaliers du guet royal, lorsque celui-ci ne fut plus, en dehors d'eux, composé que d'archers à pied. On le retrouve en 1750, lors de la fusion des compagnies du guet royal et de la compagnie des rives, affectées aux rondes et patrouilles.
Chargé de la sécurité de la ville et de ses habitants, le guet est pratiquement né avec Paris. Avec des fortunes variables, des éclipses, des fonctions et des excroissances diverses, il conserve sensiblement, au cours des siècles, la même organisation en deux guets distincts. Le guet bourgeois ou guet assis, non soldé, est composé de marchands ou de citoyens qui, s'acquittant de cette forme d'impôt en nature, assurent des postes de surveillance et de police fixes. C'est une structure civile, relevant de ce qui deviendra le ministère de l'intérieur. Le guet royal est formé de soldats. Mobile, soldé, il a pour mission de patrouiller, avec un rôle d'intervention. A la disposition du "ministre" civil, il relève de l'armée. Parfois, à certaines époques, existe une garde d'honneur de la ville de Paris.
Si cette dernière échappe à son autorité, les deux guets sont placés sous le commandement du chevalier du Guet. Le dernier d'entre eux, M. de La Rulhière, deviendra chef de la Garde nationale en 1791, avant que les convulsions de la Révolution ne l'expédient, assez injustement, à l'échafaud.
L'effervescence de 1789 et des années suivantes voit la création d'organisations éphémères.
Sous le consulat, l'ordre a succédé aux soubresauts de la Révolution. Le 4 octobre 1802 (12 vendémiaire an XI), Bonaparte crée la Garde municipale de Paris, ancêtre en ligne directe de la Garde républicaine actuelle. C'est une unité militaire comprenant trois régiments, commandés chacun par un colonel. Pour y être admis, les volontaires doivent avoir fait cinq campagnes, être âgés de 30 à 40 ans, être porteurs d'un congé signé par les autorités militaires et prendre l'engagement d'y servir 10 ans. La Garde de Paris ne compte donc que des soldats expérimentés. Si peu de renseignements nous sont parvenus sur les colonels Remois-senet et Gouget, on en sait plus sur le colonel Rabbe qui commande le 2ème régiment. Ancien tambour-major, âgé de 45 ans, il a participé aux campagnes des armées du Rhin et d'Italie. Blessé à Marengo d'un coup de feu au pied droit, c'est un baroudeur qui a ensuite servi comme capitaine puis commandant à la Garde des Consuls.
Le premier régiment d'infanterie est affecté au service des barrières et à la surveillance des ports de la capitale, qui occupent alors toutes les berges de la Seine. Le deuxième est chargé du service à l'intérieur de la ville. Chacun aligne deux bataillons à cinq compagnies. Le régiment de dragons, à deux compagnies, effectue les rondes et les patrouilles ; il assure également le service d'honneur et d'estafette à la préfecture de la Seine, à la préfecture de police et aux mairies. L'effectif total est de 2 154 fantassins et 180 cavaliers. Leur habit, vert et rouge pour l'infanterie, leur vaut le surnom de perroquets.
La Garde municipale de Paris, à peine organisée, va bientôt quitter la capitale. Devenu empereur, Napoléon 1er a besoin d'hommes pour conquérir l'Europe. Il justifiera d'une phrase l'envoi, en 1805, à l'armée du Nord du premier bataillon de chaque régiment, ainsi que du régiment de dragons :
De 1807 à 1812, les soldats de la garde de Paris, surnommés "les parisiens" s'illustrent à différentes reprises, notamment en 1807 à Dantzig et Friendland, en 1808 à Alcolea et 1812 àBurgos.
"La Garde municipale de Paris chargée de maintenir l'ordre au dedans ne doit pas être privée de concourir à la grandeur de la patrie ou dehors, elle n'en reviendra que meilleure et plus respectée. "
Rattachée à l'armée de Hollande du prince Louis, la Garde de Paris occupe successivement Anvers, Arnheim et Nimègue. Après le traité de Presbourg, qui couronne la victoire d'Austerlitz, les "Parisiens" rentrent en février 1806.
Chacun sait la paix précaire. La Garde municipale de Paris est réorganisée. On y incorpore de nouvelles recrues pour mettre sur pied des régiments de ligne susceptibles d'une intervention rapide dans le cadre de la Grande Armée. Elle porte l'habit blanc à parements verts et rouges. Le 24 décembre 1806, le colonel Rabbe, 46 officiers et 1076 hommes de troupe quittent Paris pour la Hesse, infestée de partisans armés et de Prussiens déserteurs de la Grande Armée. Puis c'est Berlin, avec le corps du général Mortier, et la traversée de la Poméranie vers Dantzig, forteresse que tient le maréchal prussien Kalkreuth avec ses 14 000 Prussiens et ses 4 000 Russes.
Pour achever l'investissement de la ville et bloquer l'accès par la Vistule, il faut s'emparer de l'île d'Holm. Le 6 mai 1807, la Garde parisienne est la première à débarquer, suivie de 150 hommes des l2 ème et 2ème d'infanterie légère. Sous le feu, les "Parisiens" chargent à la baïonnette, intrépides, irrésistibles. L'ennemi laisse sur le terrain 600 tués ou blessés, 500 prisonniers, 17 pièces de canon approvisionnées, 200 chevaux et 150 boeufs. Les Français perdent au total 43 tués et 53 blessés. La Garde de Paris compte 10 morts et 14 blessés. Le capitaine Daviet , le lieutenant Thomas et trois hommes reçoivent la Légion d'honneur. Huit jours plus tard, c'est la capture de la corvette Daunless.
Le 15 mai, Prussiens, Russes et Anglais effectuent une ultime tentative pour dégager Dantzig. Huit mille Russes attaquent deux mille Français. Le cinquième assaut est terrible, les bataillons sur le point de céder. Les "Parisiens" se précipitent en renfort et sauvent la situation. Les Russes refluent en abandonnant 2 000 morts sur le terrain. Le 21, Dantzig capitule; le puissant fort de Weichselmünde se rend à son tour avec plusieurs milliers d'hommes.
Le 14 juin 1807, la Garde munie Friedland. La situation est périlleuse 75 000 Russes contre 25 000 Français. Mais l'habile manœuvrière de Napoléon compense la disproportion des forces. Les "Parisiens " vont combattre durant 19 heures d'affilée. Il leur faut d'abord résister à l'artillerie et aux terribles charges de la cavalerie russe. Rien n'entame le carré de leurs baïonnettes. Puis, lorsque les Russes commencent à perdre de leur mordant, la Garde de Paris trouve les ressources pour attaquer à son tour. Rien ne lui résiste. La déroute ennemie est complète.
Grâce à leur résistance inflexible et leur action déterminante, le nom de Friedland viendra s'inscrire sur les emblèmes de la Garde de Paris. Fin octobre, les vétérans victorieux regagnent la capitale.
En 1808, elle prend le pont d'Alcoléa ouvrant ainsi à l'armée française la route de Cordoue. Le hasard veut que l'on retrouve dans ces victoires la symbolique de la ville de Paris à laquelle la garde est attachée : le navire et le pont. D'autres faits d'éclats à Friedland (1807) et Burgos (1812) vont confirmer le caractère de troupe d'élite de la garde.
En 1813, à la suite de la conspiration Malet, la garde est dissoute et remplacée par la gendarmerie impériale puis par la gendarmerie royale de Paris.
En 1830, la garde municipale de Paris est recréée pour être à nouveau licenciée après la révolution. La garde civique formée à cette occasion est éphémère puisqu'en juin est constituée la garde républicaine de Paris. Elle comprend un régiment d'infanterie et un régiment de cavalerie. Ce corps est intégré dans la gendarmerie le 1er février 1849 par Louis Napoléon Bonaparte, président de la république. Les changements d'appellation ou de structures intervenus depuis n'ont jamais remis en cause cette appartenance.
Le 14 juillet 1880, anniversaire de la prise de la Bastille que l'Assemblée nationale vient de décréter jour de fête nationale, lors de la grande revue organisée à Longchamp, le président de la République Jules Grévy remet ses emblèmes à la Garde Républicaine : un drapeau pour le régiment d'infanterie, un étendard pour le régiment de cavalerie. Pour l'instant, ils portent seulement les mots " Valeur et Discipline".
La grande guerre
Le journal de mobilisation de la légion de la garde républicaine prévoit que celle-ci conserve son organisation et son casernement de temps de paix pour continuer d'assurer son service dans la capitale.
Le 2 août 1914, la garde contribue à l'exécution du plan de mobilisation générale et occupe des postes déterminants de la place de Paris : Elysée, Banque de France, gares... L'attaque allemande apparaissant dirigée contre la capitale, la garde est intégrée dans le dispositif de défense.
Dès les premiers jours de la guerre, un grand nombre d'officiers et de gardes manifestent leur désir de se porter volontaires pour le front. Les régiments qui se battent pour endiguer l'offensive ennemie ont besoin d'un encadrement solide. La Garde, corps d'élite, peut fournir des chefs de section ou de demi section immédiatement opérationnels. En septembre, le gouverneur militaire de Paris désigne un premier contingent de 294 sous-officiers, brigadiers ou gardes pour servir comme adjudants ou sergents dans les unités d'infanterie. Ils rejoignent leur poste le 27. Le 12 octobre, un nouveau détachement de 13 officiers et de 194 sous-officiers, brigadiers ou gardes tous volontaires rejoint les 2ème et 10 ème armées sur le front. Parmi les sous-officiers, 22 partent comme sous-lieutenants.
Entre-temps la Garde a déjà enregistré son premier mort. Garde à la 3ème compagnie, nommé au 250 ème régiment d'infanterie, l'adjudant Le Gac est tué le 5 octobre en défendant un point d'appui avec sa section. En novembre, les combats font rage en Picardie et sur la Somme. Le 24, à Andrechy, après plusieurs jours d'une lutte furieuse, un autre garde, le sergent Raoul Joseph Duplan, entraîne sa section dans une charge à la baïonnette. Il s'effondre, foudroyé par les balles ennemies.
Au total, la Garde envoie aux armées 76 officiers et 1050 hommes, soit la totalité de ses officiers de carrière et plus du tiers de la troupe. Elle comptera de nombreux blessés et 222 de ses membres tomberont au champ d'honneur. La Garde témoigne de sa vaillance sur tous les champs de bataille, 187 sous-officiers, brigadiers ou gardes sont nommés officiers. Sa bravoure lui vaut 2 croix d'officier de la Légion d'honneur, 44 croix de chevalier, 20 médailles militaires et 550 citations. La Garde combat partout, y compris en Russie où elle envoie plusieurs volontaires.
A Paris, en plus de son service, la Garde républicaine exerce également les fonctions de police militaire. Tâche ingrate mais indispensable, elle consiste à rechercher les déserteurs, les insoumis ou les militaires en absence illégale. Plus de 13 000 sont arrêtés et remis à la justice militaire. Depuis 1914, la garde a définitivement récupéré une autre mission, celle des escortes présidentielles à cheval, jusqu'alors dévolue aux "gros frères", les cuirassiers partis vers le front.
Plusieurs gardes rejoignent l'aviation qui va donner naissance à la race des chevaliers du ciel. Merlhe est le plus connu mais il en est d'autres. L'adjudant pilote Dru, de l'escadrille F 301, obtient en 1918 sa seconde citation à l'ordre de l'aviation militaire tunisienne. Brigadier au 4ème escadron du régiment de cavalerie, l'adjudant pilote Dhumerelle trouve la mort aux commandes de son appareil au retour de sa huitième mission de bombardement à longue distance. Après l'Armistice de 1918, la garde républicaine reprend le service qui lui incombe dans la capitale. Elle rend les honneurs aux chefs d'Etats alliés qui viennent à Paris. À la fin de l'année sont aussi honorés le roi d'Angleterre, le roi et la reine des Belges, le président des Etats-Unis, le roi d'Italie. Le 28 juin 1919, elle est à Versailles, sous les ordres de son colonel, à l'occasion de la signature du traité de paix. Le 28 janvier 1921, à 08 h 30, trente gardes à pied et un officier forment le détachement qui assiste à l'inhumation du corps du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe. En 1928, le chef de la Musique de la Garde, Pierre Dupont, compose pour l'armée la sonnerie de l'hymne aux morts pour tambours et clairons.
Le 30 juillet de la même année, un décret du président de la République décerne la croix de chevalier de la Légion d'honneur au drapeau et à l'étendard de la garde républicaine de Paris. Le jeudi 29 novembre, en présence d'un bataillon et d'un escadron de la Garde, Gaston Doumergue remet les croix aux deux emblèmes dans la cour d'honneur des Invalides.
1939-1945
La garde républicaine est mobilisée le 2 septembre 1939 à zéro heure. Ses unités, sur le pied de guerre, forment un régiment d'infanterie à 3 bataillons et un régiment de cavalerie à 4 escadrons. Elle entre dans la composition de la brigade mixte placée sous les ordres du général commandant la gendarmerie de la région de Paris. Plusieurs officiers sont détachés, ou le seront ultérieurement, à l'état-major d'un groupe d'armées, auprès de l'armée anglaise, au Levant, mais aussi auprès des Polonais.
En septembre, des volontaires, aux ordres du lieutenant Lagathu, rejoignent le 45ème bataillon de chars de combat. En mai 1940, lors du déferlement allemand à travers la France, leurs chars tentent de s'opposer à la ruée des Panzer. Le 24 mai, le lieutenant Lagathu et le garde Berthoux sont tués au combat.
La France s'effondre. Le gouvernement quitte Paris. Le 13 juin, la Garde reçoit l'ordre de rester sur place pour assurer le maintien de l'ordre dans la capitale déclarée ville ouverte.
La garde, la rage au cœur de ne pouvoir combattre, obéit et assure la protection des principaux édifices, désormais vides, de la République : Elysée, Palais-Bourbon, Sénat, Invalides, Hôtel-de-Ville, ministères, Banque de France, école militaire, casernes... Les gares de Lyon, d'Austerlitz, de Montparnasse sont envahies par une foule de femmes, d'enfants et de personnes âgées qui se bousculent pour prendre les derniers trains. Des cohues invraisemblables de véhicules de toutes sortes, d'interminables files de gens à pied se pressent aux portes conduisant vers le sud. La garde y assure un service d'ordre auquel elle affecte de gros effectifs. En liaison avec la police municipale, des gardes à cheval, à bicyclette ou à pied sillonnent sans arrêt les rues afin d'éviter les pillages. Le 14 juin, aux premières heures de la matinée, les premiers éléments motorisés allemands apparaissent aux portes de Paris. Dans la journée, la ville est occupée.
Tout en continuant d'assurer ses missions de garde et de surveillance, la garde se dépense sans compter pour aider les réfugiés, les héberge, leur fournit du lait, prête ses chevaux pour remplacer les camions ou les camionnettes des commerçants et des administrations, qui ont quitté Paris. Ses médecins organisent et visitent les centres d'accueil. Les gardes boulangers font du pain pour les réfugiés. Le 15 août 1940, sur ordre des autorités allemandes, la Garde est rattachée à la préfecture de police, afin de la détacher de toute hiérarchie militaire, aucune formation militaire française ne devant plus se trouver au nord de la ligne de démarcation qui coupe le pays en deux. Sa nouvelle dénomination officielle : Garde de Paris.
Dès l'Armistice, un certain nombre de gardes refusent la défaite et rejoignent la résistance avec le commandant Vérines au sein du réseau Saint Jacques. Après l'arrestation de celui-ci, en 1941, ils vont poursuivre leur travail obscur jusqu'au jour où ils pourront reprendre ouvertement les armes. Leur rôle est ingrat et demande une grande force morale. Ils doivent attendre à leur poste le moment fatidique. En effet, la discipline, la position stratégique qu'ils occupent dans la capitale leur interdisent de rejoindre les maquis ou de quitter la France. Ils sont le cheval de Troie de la future libération. Parfois, l'un deux, démasqué, est arrêté. En juin 1944, le capitaine Artous, qui prépare les grands événements des mois à venir, est déporté en Allemagne.
Car la Garde, avant même le débarquement allié en Normandie, se prépare à l'action. En avril 1944, elle est intégrée au sein des futures "forces gouvernementales" de l'insurrection nationale préparée depuis Londres. Le 10 août, alors que la percée des armées alliées précipite la retraite allemande, la Garde est prête. Le 18, en prévision du soulèvement imminent, un état-major des "forces gouvernementales" s'installe boulevard de Latour-Maubourg. Le lieutenant-colonel Capdevielle, qui a commandé la cavalerie de la Garde, prend le commandement de la gendarmerie de la région de Paris avec le grade de général FFI. L'insurrection est déclenchée dans la nuit du 18 au 19.
Le 19 août dans l'après-midi, la Garde tient la majorité des édifices clés de la capitale : outre ses casernes, elle est maîtresse de l'Elysée, de plusieurs ministères, de la Banque de France, de l'hôtel des PTT, de la radio nationale. Elle combat au grand jour à la préfecture de police, à l'Hôtel de Ville, dans vingt points de la capitale insurgée. Une fois les quelques officiers dont on n'était pas sûr mis aux arrêts, le corps a suivi en bloc les nouveaux chefs désignés. Au soir du 19 août 1944, la Garde, avec son efficacité coutumière, a pratiquement déjà mis en place l'ossature du futur gouvernement de la Libération et en assure la protection.
Le 26 août, le trompette Ott sonne le cessez-le-feu marquant officiellement la libération de Paris.
Le 5 octobre 1944, dans la cour des Invalides, le général Koenig, gouverneur militaire de Paris, remet à la Garde, redevenue Garde républicaine de Paris, le drapeau et l'étendard qui lui avaient été enlevés durant les années d'occupation. Les deux régiments défilent ensuite de l'Arc de Triomphe jusqu'au quartier des Célestins.
L'après-guerre et le relèvement de la France ne sont pas sans convulsions. La garde retrouve ses deux grandes attributions : maintien de l'ordre et protection des institutions.
La fin du conflit mondial marque aussi le début de la guerre d'Indochine et l'intensification progressive des combats. Dés le début de 1947, la garde y détache trois officiers. Ils sont bientôt suivis par 31 gradés et gardes. Au cours de l'année suivante, deux officiers et 86 gradés ou gardes partent à leur tour pour l'Extrême-Orient. En comptant le détachement expédié en 1954 en Extrême-Orient, la Garde envoie en Indochine un total de 17 officiers et 974 gardes.
La croix de guerre des théatres d'opérations extérieures, pour son action durant la guerre d'Indochine, est attribuée en 1956 au drapeau et à l'étendard de la Garde, devenue en 1952 Légion de la garde républicaine de Paris.
En 1978, la garde est réorganisée et ses missions sont redéfinies. Le régiment d'infanterie est scindé en deux régiments qui reçoivent chacun leurs missions propres. Le 11 novembre 1979, la remise des drapeaux aux deux régiments d'infanterie par le Président Valéry Giscard d'Estaing vient consacrer cette réforme.
Aujourd'hui
Aujourd'hui, la garde républicaine a pour vocation première d'assurer des missions de sécurité et d'honneur au profit des institutions de la République et des hautes autorités de l'Etat. Elle peut également, sur décision du ministre de la Défense, participer au maintien de l'ordre à Paris. Elle reçoit des missions particulières mettant en oeuvre des moyens spécialisés (surveillance à cheval des forêts, escortes motocyclistes d'épreuves sportives à caractères national ou international). Elle prête son concours à des opérations de relations publiques de la gendarmerie nationale avec la participation de ses formations spéciales.
Corps d'élite, intimement lié à la vie de la Nation, la garde républicaine vient rehausser avec éclat les grands événements qui marquent l'histoire de la France, au palais de l'Elysée, sur les Champs-Elysées, au Panthéon, etc.