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Installés à la caserne Vérines, qui abrite les services logistiques, ils sont les dépositaires de siècles de savoir-faire et, pour certains, les seuls à pratiquer encore aujourd'hui un métier disparu.
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Les bridons d'abreuvoir ...
La pratique du cheval vaut un équipement supplémentaire aux cavaliers de la Garde : les "cuirs". La monture, en effet, implique un harnachement complet. Celui-ci comprend les harnais d'utilisation : selles et accessoires, enrênements divers, brides, muserolles... ; les harnais de protection : couvertures, surfaix... et les harnais d'attache : licols, colliers d'écurie, bridons d'abreuvoir… Bref, tout un univers.
Un stock de selles ...
Jusqu'au milieu des années cinquante, les cavaliers possédaient leur harnachement personnel, pour lequel ils percevaient une somme forfaitaire. Dans les années soixante, la disparition des autres unités montées a permis à la Garde de constituer un stock de selles modèle 1874, qui s'est peu à peu épuisé. Faute d'un approvisionnement extérieur suffisant, il a donc été nécessaire de développer l'atelier de sellerie.
Un artisanat unique ...
Aujourd'hui, avec six selliers-harnacheurs dirigés par un maître-sellier, celui-ci dispose de la dernière presse à balancier de France pour mouler les selles d'arme. Le serrage à bras des deux matrices de la presse, dont l'une chauffée au gaz, donne sa forme définitive au cuir préalablement mouillé. Un artisanat désormais unique, fait d'expérience, d'habileté et de temps la fabrication d'une selle d'arme complète prend prés de cent heures d'un travail minutieux. L'atelier de sellerie en produit ainsi une centaine chaque année.
Inconnu du grand public ...
De nombreuses autres tâches se sont greffées autour de cette activité principale : confection de harnachements Danloux et "anglais" pour les écuries sportives de la Garde, remise en état des étuis en cuir pour pistolet automatique, équipements en cuir de l'escadron motocycliste, réparation des tapis de selle par changement du drap et regalonnage, remise en état des toiles de tentes.
L'infanterie fait désormais appel à l'atelier de sellerie pour ses équipements en cuir : dragonnes en buffle, ceinturons, bélières, porte-baïonnette vernis piqué rouge, mais également pour la remise en état des shakos ou la réalisation de prototypes d'étuis pour les pistolets et les appareils de radio portatifs, assurant ainsi l'autonomie complète de la Garde dans ce domaine. Inconnu du grand public, l'atelier de sellerie demeure le temple de cette matière noble qu'est le cuir. Le panache des chevaux défilant en tenue de parade, c'est aussi son œuvre et sa récompense.
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